4 raisons de choisir du vin de Bordeaux en bio, biodynamie ou "nature"

Le vin de Bordeaux vous ennuie ? Le bio, vous n'en êtes pas convaincu et la biodynamie, pour vous, c'est du charlatanisme ? Et les vin naturels sentiraient la vase ou l'écurie ? Alors vous ne connaissez pas encore les Nouveaux Bordeaux.
Une sélection des meilleurs vins du vignoble de Bordeaux. Des vins rebelles et engagés, issus d'une viticulture saine et d'une vinification naturelle. Des vins purs et nets, vivants et excitants. Et avant tout délicieux.
Bordeaux se réinvente.

Sommaire

  1. Bordeaux se réinvente
  2. Le bio, naturellement
  3. La biodynamie : une question de goût
  4. Le vin sans sulfite : grandeur nature
  5. Réagir aux défis climatiques
  6. Répondre aux exigences du marché
  7. Des vins purs, vivants, digestes
  8. Consommer local, consommer françai

Bordeaux se réinvente

Le nom de Bordeaux est synonyme de vin. Plus précisément, de vin rouge d’assemblage, élevé en fûts de chêne. C’est ainsi que la ville de Bordeaux a fait sa renommée mondiale. Cette identité semblait inébranlable. 
Pourtant, depuis quelques années, le bordeaux est tombé en désamour. Car le Bordeaux bashing est bon ton, cette tendance à « taper » sur le plus grand vignoble du monde. Elle dit que ses vins sont trop chers et ne séduisent plus, ne répondant plus au goûts du jour. Le bordeaux, c’est l’ennui.
Mais pas du tout ! A contre-courant, une nouvelle génération de vignerons est montée sur les barricades. Ils cherchent à
casser les codes et à sortir du carcan des appellations contrôlées. Leur défi : redéfinir et diversifier le goût du vin de Bordeaux.

1. Le bio, naturellement

Pour cette nouvelle génération de vignerons de Bordeaux, l’agriculture biologique s’impose comme une évidence. Ils ont décidé de bannir les pesticides de synthèse pour privilégier des traitements naturels pour lutter contre les maladies de la vigne. Ceci est une pratique bien répandue dans la plupart des vignobles de France. Et Bordeaux est enfin en train de rattraper son retard, même si la région  compte toujours parmi les plus gourmandes en termes de consommation de pesticides chimiques. 
Le choix du bio se justifie par au moins trois arguments :  

  • Pour la planète: le viticulteur engagé souhaite transmettre à ses descendants une vigne saine et pérenne, donc exempt de pesticides de synthèse (désherbant, insecticide, foncigice)
  • Pour sa santé personnelle et celle de ses proches : ces dernières années, plusieurs viticulteurs ont témoigné des effets de l’utilisation des pesticides chimiques sur leur santé. Le viticulteur engagé a conscience des dangers des pesticides chimiques pour la santé humaine ;
  • d’un point de vue de la santé du consommateur :  tandis que plusieurs analyses ont demontré la présence de traces de pesticides chimiques dans des vins conventionnels, même dans des vins prestigieux, les vins bio en sont exempts.

2. La biodynamie : une question de goût

Nombre de ces vignerons nouvelle génération opte pour la biodynamie.
La biodynamie, vous allez dire, cette pseudo-science, cet ésotérisme, ce charlatanisme ?
Moi, je ne suis pas adepte de Rudolf Steiner (le fondateur de la biodynamie). Pourtant je soutiens la viticulture biodynamique. Ce qui m’a convaincu, c’est les
résultats concrets dans la vigne et dans le verre. Je m’explique.
Les vignerons qui optent pour la biodynamie ne sont pas nés hier. De formation oenologue ou ingénieur agronome, ils ont la tête sur les épaules. Ils ont travaille dans la viticulture conventionnelle avec son arsenal de produits phytosanitaires. Ils sont passés par l’agriculture biologique, mais la trouvent trop permissive. Car ils ne se contentent pas du bannissement des pesticides chimiques, mais cherchent à aller plus loin: d’une part, activement renforcer la vie dans la vigne, d’autre part, étendre leur démarche naturelle jusque dans le chai. 
La biodynamie a pour objectif le renforcement de la vie dans la vignenotamment la vie microbiologique dans les sols. Pour ce faire, ils disposent de plusieurs moyens: ils travaillent en fonction du calendrier lunaire, en respectant les jours « fruit » et les jours « racine » ; ils privilégient les engrais verts par le biais d’un enherbement naturel ou semé entre les rangs de vigne ; ils utilisent du compost naturel; pour lutter contre les maladies de la vigne, ils n’utilisent que des traitements naturels, en limitant l’utilisation de cuivre et le soufre.
Dans le chai, la biodynamie privilégie une vinification la plus naturelle possible. Cela veut dire que les fermentation sont spontanées, à partir des levures indigènes (présentes sur la peau du raisin), sans ajout de levure industrielle. Aucun intrant oenologique (enzymes, bactéries, acidifiants, stablisant, etc.) n’est autorisés. Les vins ne sont pas non plus collés (avec du blanc d’oeuf ou de la gélatine animale) : tous mes vins sont végan
En fin de compte, vous allez dire, tout ce qui importe, c’est ce que l’on retrouve dans le verre. Et bien voilà : la qualité des vins biodynamiques est reconnue par les plus grands sommeliers. Ainsi, Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde en 2000 et chroniqueur dans la Revue de Vin de France, retrouve dans les vins en bio ou en biodynamie des notions « d’équilibre, de fraîcheur, de sapidité importante », et également « une empreinte, une dimension terroir très affirmée ». Autrement dit, les vins bio et biodynamiques se démarquent par leur « buvabilité » et leur caractère digeste. Et surtout, ils expriment fidèlement le terroir. 
Par ailleurs, saviez-vous que l’un des vins les plus prestigieux au monde, le romanée-conti, est issu d’une viticulture biodynamique ? 

"Mes plus belles émotions gustatives proviennent de vins issus de la biodynamie."
Olivier Poussier
Meilleur sommelier du monde 2000

4. Le vin sans sulfite ajouté : grandeur nature

 

En biodynamie, les vignerons cherchent à réduire le taux de sulfites dans leurs vins. Les sulfites sont un additif utile qui permet de mieux conserver le vin. On en trouve par ailleurs dans beaucoup d’autres aliments que le vin. Mais c’est  un substance toxique et allergène, et il peut provoquer des maux de tête. 
En biodynamie, le taux de sulfites autorisé est moins que la moitié de celui en viticulture conventionnelle. Généralement, le vigneron en biodynamie utilise encore beaucoup moins. 
Le vin « nature » ou naturel, c’est un vin sans aucun intrant, sans le moindre additif. Et sans sulfite ajouté. Ces vins-là peuvent bénéficier du label  « Vin Méthode Nature« . 
  • Sans sulfite ajouté, le vin sera plus digeste. Fini les maux de tête du lendemain – sauf abus bien sûr.
  • En plus, le sulfite est un inhibiteur d’arômes. Un vin naturel sera plus expressif et plus vivant qu’un vin sulfité, comme un jus d’oranges pressées est plus expressif et plus « pur » qu’un jus en brique.
Attention, cependant, faire du vin sans SO2, c’est risqué. Chez les Nouveaux Bordeaux, la qualité du vin passe avant le principe du sans sulfite. Les défauts irréversibles que l’on peut parfois trouver dans des vins nature, et qui altèrent le goût du vin, sont inacceptables à mes yeux. Dans mes vins, pas d’odeur d’écurie ni de goût de souri

Bordeaux se diversifie

Le goût du consommateur a beaucoup évolué ces dernières années. Le consommateur contemporain est mieux informé, plus exigeant et moins assoiffé : il consomme moins, mais mieux. Pour répondre aux exigences du marché, la nouvelle génération de vigerons de Bordeaux ont choisi de diversifer leur offre et d’élargir leur gamme. Il propose :

  • des cépages oubliés, qui existaient à Bordeaux autrefois mais qui ont été exclu des appellations d’origine contrôlée et délaissés par la suite, comme le blanc auba, le jurançon noir, le castets, le mancin, le bouchalès; des cépages exotiques, comme le riesling, le chenin, la syrah, le touriga nacional ;
  • des cuvées audacieuses : des vins monocépage, des vinifications en grappe entière comme en Bourgogne, des assemblages de rouge avec un peu de blanc comme en Côte-Rôtie, des vins primeur comme en Beaujolais, du vin jaune comme dans le Jura, du blanc de noirs comme en Champagne, du vin blanc de macération comme en Géorgie
  • des élevages insolites : pour faire un grand vin de Bordeaux, il n’est pas indispensable de l’élever en fût de chêne. La nouvelle génération des vignerons de Bordeaux font un usage très modéré de la barrique, car elle peut vite masquer les vins. Pour pleinement exprimer les caractéristiques des cépages et du terroir, ils préfèrent des élevages en amphore de terre cuite, en jarre ou en dolia ; en oeuf de grès, en porcelaine, en fût d’acacia, en dame-jeanne…
Ainsi, le vigneron indépendant de nos jours ne se limite plus à l’incontournable assemblage merlot-cabernet élevé en fûts de chêne. Le temps des cuvées « tradition » et « prestige » est révolu. Le vigneron moderne cherche son propre style et marquer ses vins de sa personnalité : ce qu’on appelle des vins d’auteur

Consommer local, consommer français

Loin de vouloir verser dans le patriottisme, je défends la consommation locale, en circuit court entre le producteur et le consommateur. On ne peut pas refuser un bon vin italien, espagnol ou allemand si vous voulez, mais est-il vraiment indispensable de consommer des vins de l’autre bout du monde, australiens, argentins, chiliens, quand on habite dans le plus grand pays viticole, voire même dans la plus grande région viticole au monde ? C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vendre exclusivement des vins made in Bordeaux.
Les Nouveaux Bordeaux prône la proximité avec à la fois les producteurs et le client. Le site web doit servir d’intermédiaire entre le vigneron et le consommateur, comme le caviste de quartier. 

  • Les approvisionnements se font en direct chez le producteur, sans intermédiaire (agent commercial, négociant, grossiste) : c’est l’occasion de nouer des liens avec le vigneron, afin de mieux décrire le vin et mieux informer le visiteur de mon site ;
  • Je fais accompagner toutes mes expéditions d’une lettre personnalisée, avec des informations sur le producteur et des commentaires de dégustation pour chaque vin ;
  • je pratique le clic & collect ainsi que la livraison en triporteur sur Bordeaux, pour favoriser l’échange avec mes clients. 
     

Des vins purs, vivants, digestes

Les Nouveaux Bordeaux sont faits pour être bus. Cela paraît évident, et pourtant les grands crus classés sont faits pour être gardés. Mais dites-moi, quand vous achetez une bouteille, est-ce pour la cacher pendant des années dans une cave sombre et humide ? Ou plutôt pour en profiter le soir même ?
Les Nouveaux Bordeaux se distinguent par :

  • une grande netteté ; même sans sulfite ajouté, les Nouveaux Bordeaux ne présentent pas de défaut majeur ou gênant ;
  • une étonnante « buvabilité » : de la fraîcheur (l’opposé de lourdeur), des tannins mûrs (plutôt que râpeux), une teneur en alcool maîtrisée. Un vin avec une grande « buvabilité, c’est un vin qui donne envie de se resservir. C’est l’ennemi donc de la modération. 
  • ils sont digestes : grâce à un très faible dosage de sulfites, pas de maux de tête du lendemain – tant que vous n’abusez pas, bien entendu ;
  • une grande vivacité ; le vin nature ou peu sulfité, c’est un produit vivant. A titre de comparaison, vous préférez votre jus d’orange en brique, ou plutôt fraîchement pressée ?
Les vins issus d’une viticulture naturelle sont plus chers que les vins conventionnels. Cela s’explique par le fait que la production est plus coûteuse. D’une part, les rendements en agriculture biologique ou biodynamique sont plus faibles, car l’on ne fait pas « pisser » les vignes et l’arsenal d’armes pour lutter contre les maladies est plus limité. D’autre part, la viticulture et la vinification naturelles sont plus exigeantes.
Pour sélectionner mes vins, je suis allé à la rencontre des vignerons et j’ai dégusté les vins à la propriété. Et je n’ai retenu que des vins avec un excellent rapport qualité-prix. 
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